Vendredi 31 octobre vers 20h30, à l’angle des rues Hamont et Jules-Joffrin à Villejuif (Val-de-Marne), six adolescentes déguisées pour Halloween disent avoir été prises pour cibles par trois individus encagoulés qui ont lancé à leurs pieds une bouteille contenant un liquide corrosif. Aucune brûlure n’est signalée à ce stade, mais un important choc psychologique est décrit. Une enquête a été confiée au commissariat du Kremlin-Bicêtre.
À Villejuif, six adolescentes auraient été prises pour cibles par une bouteille contenant un liquide corrosif lors d’Halloween. Pas de brûlures signalées. Enquête en cours.
Une attaque en pleine rue
Selon leurs récits, les jeunes filles rentraient d’une tournée de bonbons lorsqu’un trio encagoulé s’est mis à les suivre. Une bouteille a été lancée, a explosé au sol et des projections ont atteint leurs vêtements et parfois le visage. Les secours ont été appelés rapidement et les victimes se sont mises à l’abri au domicile de l’une d’elles. Les parents ont récupéré sur place une bouteille de soda endommagée. D’après les premiers éléments évoqués par la presse locale, la bouteille aurait contenu de l’acide chlorhydrique avec des morceaux d’aluminium, ce qui expliquerait l’explosion au contact des réactifs.
Que sait-on du produit en cause
Le mélange aluminium et acide chlorhydrique est connu pour réagir violemment en dégageant un gaz et une forte surpression, susceptible de faire éclater un contenant léger comme une bouteille plastique et de projeter le liquide corrosif. Les fiches de l’INRS classent cette combinaison parmi les réactions dangereuses répertoriées.
En amont de la soirée du 31 octobre, le ministre de l’Intérieur Laurent Nuñez avait appelé, par télégramme daté du 24 octobre, les préfets ainsi que les responsables de la police et de la gendarmerie à une vigilance accrue, rappelant les incidents des années précédentes. Ce rappel portait notamment sur les transports, les rassemblements festifs et l’usage de produits dangereux.
État des victimes et suite judiciaire
Les adolescentes ne présenteraient pas de brûlures avérées mais restent choquées. Le parquet de Créteil n’a pas communiqué officiellement à l’heure où nous publions ces lignes. L’enquête, confiée au commissariat du Kremlin-Bicêtre, devra établir l’identité des agresseurs et la nature exacte du mélange utilisé, ainsi que qualifier pénalement les faits.