Marie-Laure, une élève gardienne de la paix évincée de son école de police pour inaptitude médicale en décembre 2024, a obtenu sa réintégration après un an de procédures. Le syndicat UN1TÉ, qui a porté son dossier, a annoncé le succès de ce recours administratif et médical le 27 janvier 2026.
Le parcours de cette élève, âgée de 45 ans et ancienne policière adjointe, s’était brutalement arrêté seize jours après son incorporation dans une école du Grand-Est. La médecine statutaire l’avait alors jugée définitivement inapte en raison d’une pathologie contractée en 2018, pourtant en rémission inique actupolice.com.
L’organisation syndicale UN1TÉ a engagé une stratégie de contestation sur plusieurs fronts pour rétablir les droits de l’élève. Une première étape a permis d’obtenir le versement de son salaire jusqu’à sa radiation effective des cadres en février 2025, générant un rappel de plus de 1500 euros. Le volet médical a nécessité la saisine du conseil médical supérieur, du médiateur interne et un recours devant les juridictions administratives.
La situation s’est débloquée en novembre 2025 après l’examen de Marie-Laure par un expert. Au regard des éléments défendus par le syndicat, le médecin inspecteur régional a finalement révisé sa position et déclaré l’élève apte au service. Cette décision a ouvert la voie à une reprise immédiate de sa formation professionnelle.
Après une année de procédures, la gardienne de la paix a pu intégrer une nouvelle structure de formation le 1er décembre 2025. Dans un message transmis par le syndicat, elle souligne l’importance de cet accompagnement juridique qui lui a permis de reprendre sa place sur la place d’armes, un an jour pour jour après son éviction.
Crédit photo : Un1té