Samedi 1er novembre, deux fonctionnaires affectés au dépôt du tribunal de Bobigny ont été mis en examen et placés en détention provisoire pour « viols et agressions sexuelles par personnes abusant de l’autorité conférée par leurs fonctions ». Les faits allégués se seraient déroulés dans la nuit du 28 au 29 octobre sur une justiciable de 26 ans. Les policiers reconnaissent des relations sexuelles mais invoquent le consentement. L’IGPN est saisie.
Mis en examen et placés en détention provisoire, deux policiers sont accusés de viols au dépôt du tribunal de Bobigny. Les mis en cause contestent et invoquent le consentement. Enquête en cours.
Ce que l’on sait
Selon la procureure de Paris, les deux agents ont été mis en examen et écroués samedi 1er novembre après leur garde à vue entamée jeudi. La plaignante dit avoir été violée à deux reprises dans une cellule du dépôt durant la nuit du 28 au 29 octobre. Les mis en cause, âgés de 23 et 35 ans, avaient été suspendus de leurs fonctions pendant l’enquête préliminaire.
Une vidéo des faits a été retrouvée dans le téléphone de l’un des policiers, a confirmé le parquet de Paris. La défense soutient que l’acte était consenti. Ces éléments seront appréciés par les juges d’instruction.
Les deux fonctionnaires sont mis en examen pour « viols et agressions sexuelles par personnes abusant de l’autorité conférée par leurs fonctions » et placés en détention provisoire. La présomption d’innocence s’applique.
L’affaire a suscité des réactions institutionnelles et médiatiques. Plusieurs rédactions ont confirmé l’incarcération provisoire des deux policiers samedi en fin de journée.