Une comparaison ADN est en cours pour vérifier si le corps sectionné, découvert samedi 1er novembre à Fédry, correspond à un homme suisse de 75 ans porté disparu la veille. Une Française d’une trentaine d’années a été interpellée et incarcérée dans le canton de Vaud. Aucun suspect n’a été arrêté en France à ce stade, indique le parquet de Vesoul.
Selon le procureur de la République de Vesoul, Arnaud Grécourt, les enquêteurs procèdent à une comparaison ADN pour confirmer un éventuel rapprochement entre la dépouille et un septuagénaire de Sainte-Croix, en Suisse, vu pour la dernière fois vendredi. La piste criminelle est privilégiée.
Une suspecte interpellée en Suisse
D’après RTL, une Française d’environ 39 ans, locataire d’un logement appartenant à la victime présumée, a été interpellée par les autorités vaudoises puis incarcérée. Elle conteste les faits. Le parquet de Vesoul précise qu’aucun suspect n’a été interpellé en France au moment de sa communication.
Éléments médico-légaux connus
Le corps, retrouvé en caleçon sur les berges de la Saône, était sectionné en deux au niveau de la taille et recouvert d’une substance blanche. Toujours selon le parquet, des plaies aux mains sont évocatrices de lésions de défense; plusieurs blessures suggèrent l’usage d’un instrument tranchant. Les premiers résultats d’autopsie font état d’un décès par hémorragie consécutive à une blessure par arme blanche au thorax; la section serait intervenue après la mort.
L’identification ADN et les investigations en Suisse seront déterminantes pour éclairer le mobile et le rôle exact de la suspecte interpellée à Vaud. D’ici là, la prudence s’impose: la présomption d’innocence prévaut.