Le tribunal correctionnel de Bergerac a condamné, lundi 19 janvier 2026, un homme à une peine de 30 mois de prison ferme pour exhibitions sexuelles et détention d’images pédopornographiques. Cet habitant de Bergerac, artisan dans le secteur du bâtiment, était poursuivi pour s’être exhibé devant trois collégiennes à la sortie d’établissements scolaires de Bergerac et de Mussidan.
L’alerte avait été donnée le 27 novembre dernier à Mussidan. Une élève de 10 ans avait rapporté à son père avoir vu un individu se masturber à l’intérieur d’une camionnette à proximité de son collège. Les investigations menées par les services de police, appuyées par les images de vidéosurveillance, ont permis d’identifier le véhicule et son propriétaire. L’enquête a rapidement établi un lien avec un fait similaire survenu le 29 septembre à Bergerac, devant le collège Eugène Le Roy.
Lors des perquisitions, les enquêteurs ont découvert dans le téléphone portable du suspect des contenus pédopornographiques reçus via l’application Signal. Selon les éléments présentés à l’audience, des vidéos ont également révélé des agressions sexuelles commises par le prévenu sur ses propres belles-filles, âgées de 7 et 11 ans. Ces faits distincts font l’objet d’une information judiciaire ouverte au début du mois de janvier. Un second procès devra se tenir à l’issue de cette instruction.
Devant le tribunal, le prévenu a reconnu les faits d’exhibition, admettant agir de façon récurrente. Selon les propos rapportés par les services judiciaires, l’homme a reconnu qu’il aurait pu se montrer dangereux pour des mineurs sans l’intervention de la police. En plus de la peine de prison, la justice a pris en compte le préjudice subi par les jeunes victimes, dont l’une présente désormais un traumatisme important marqué par une crainte persistante de l’espace public.