Un homme de 25 ans a été interpellé vendredi 23 janvier après avoir frappé un employé de la Caisse d’Épargne, rue Saint-Dizier à Nancy. Maîtrisé par la police au moyen d’un pistolet à impulsion électrique, l’individu a été condamné dimanche à une peine de prison avec sursis.
Les faits se sont déroulés vers 11h40 au sein de l’agence bancaire située en centre-ville. Selon les premiers éléments de l’enquête, le mis en cause s’est présenté au guichet pour effectuer un retrait d’argent liquide. Le personnel de l’établissement a opposé un refus à cette transaction, rappelant au client son placement sous curatelle. Cette mesure de protection juridique impose en effet la présence ou l’accord de son tuteur pour ce type d’opération financière.
Le ton est rapidement monté entre le client et les agents d’accueil. Face à l’agressivité verbale du jeune homme, un employé est intervenu en renfort pour tenter de calmer la situation. C’est à ce moment que le visiteur a porté un coup de poing au niveau de la tête du salarié, occasionnant une blessure.
Les fonctionnaires du Groupe de sécurité et de proximité (GSP) sont intervenus quelques minutes après l’alerte. D’après les services de police, l’individu se montrait particulièrement agité et s’opposait à son interpellation. Les forces de l’ordre ont utilisé un pistolet à impulsion électrique pour neutraliser le suspect avant de procéder à son menottage. L’homme a ensuite été conduit à l’hôtel de police de Nancy pour y être placé en garde à vue.
Le dossier a fait l’objet d’un traitement judiciaire rapide. Présenté ce dimanche 25 janvier devant le tribunal judiciaire de Nancy, le prévenu a comparu dans le cadre d’une procédure de comparution sur reconnaissance préalable de culpabilité (CRPC). À l’issue de l’audience, il a été condamné à une peine de 5 mois de prison assortie d’un sursis probatoire pendant deux ans.
La décision de justice prévoit également plusieurs obligations et interdictions strictes. Le condamné fait l’objet d’une obligation de soins et d’une interdiction d’entrer en contact avec la victime. Il ne pourra plus paraître aux abords de l’agence bancaire de la rue Saint-Dizier.