Patrice Faure privilégie une protection périmétrique renforcée plutôt qu’une implantation policière dans le musée
Le nouveau préfet de police de Paris, Patrice Faure, s’est dit “fermement opposé” à l’installation d’un commissariat au musée du Louvre, idée avancée par sa présidente Laurence des Cars après le vol spectaculaire de bijoux du 19 octobre. La demande avait déjà été écartée par le ministre de l’Intérieur, Laurent Nuñez.
Pas de commissariat dans le musée
Lors d’une table ronde au Sénat consacrée à la sûreté des musées, Patrice Faure a expliqué qu’accepter un commissariat au Louvre créerait un précédent pour d’autres établissements culturels. Il défend une sécurisation périmétrique accrue et rappelle que le Louvre dispose de “1 300 caméras”, dont une partie seulement est numérique. Objectif annoncé: mieux coordonner les moyens internes du musée et l’appui policier sans implanter de service permanent à l’intérieur.
Chronologie de l’intervention le 19 octobre
À propos du casse, le préfet a précisé que “la première alerte” est parvenue au 17 à 9 h 36. Les équipages de police sont arrivés trois minutes plus tard. Un collaborateur a ajouté qu’il n’y a eu “qu’une minute entre l’appel et l’alarme Ramses à l’intérieur du musée”. Cette séquence est au cœur des vérifications en cours sur la réactivité des systèmes d’alerte et la chaîne d’intervention.
Et maintenant
La préfecture de police travaille avec la direction du Louvre sur un renforcement des contrôles aux abords, l’optimisation de la vidéoprotection et l’actualisation des procédures d’alerte. La piste d’un commissariat intramuros est, à ce stade, écartée au profit d’un dispositif externe plus robuste.