Le commissariat de police de Saint-Malo fait face à une diminution significative de ses ressources humaines, avec la perte de quinze agents en un peu plus d’un an. Lundi 6 octobre 2025, le syndicat Alternative CFDT a exprimé son inquiétude face à cette situation qui pèse sur les conditions de travail et le traitement des dossiers.
Selon les données communiquées par Thierry Audouin, secrétaire de la zone Ouest pour Alternative police CFDT, cette baisse d’effectifs résulte principalement de départs à la retraite non remplacés et de mutations. Parmi les quinze postes supprimés, huit concernent des officiers de police judiciaire (OPJ), une fonction cruciale pour la conduite des enquêtes et la procédure pénale. Le représentant syndical anticipe par ailleurs une aggravation de cette tendance pour l’année 2026.
Cette érosion du personnel engendre des conséquences directes sur le fonctionnement quotidien du service. Le syndicat rapporte des difficultés croissantes dans le traitement des dossiers de fond et alerte sur un état d’épuisement professionnel parmi les agents restants. Des cas de burn-out sont évoqués par l’organisation, qui souligne que la charge de travail ne diminue pas malgré la réduction du nombre de fonctionnaires.
Le cri d’alarme d’Alternative CFDT s’inscrit dans un contexte de mobilisation syndicale plus large. Avant l’été, les organisations Alliance et l’Unsa avaient déjà fait part de préoccupations similaires concernant le commissariat malouin. La répétition de ces alertes témoigne d’une tension persistante entre les missions de sécurité publique et les moyens alloués localement par le ministère de l’Intérieur.
Les perspectives de renforts demeurent incertaines pour le commissariat de Saint-Malo. Le syndicat appelle à une prise en compte rapide de la situation pour garantir la pérennité du service public et la santé des fonctionnaires de police.