Une section d’une vingtaine de CRS a été déployée samedi soir dans le quartier des Gibjoncs à Bourges. Cette mesure, décidée par le ministre de l’Intérieur Laurent Nuñez, fait suite à une série de violences visant les forces de l’ordre au cours de la nuit du vendredi 23 au samedi 24 janvier 2026. La présence policière renforcée vise à sécuriser ce secteur des quartiers nord, actuellement marqué par une lutte intense contre le trafic de stupéfiants.
Les événements ont débuté par une attaque à l’encontre d’un équipage de la brigade anti-criminalité (BAC), visé par des tirs de mortiers d’artifice alors qu’il intervenait dans le quartier. Quelques heures plus tard, aux alentours de 3 heures du matin, les futurs locaux de la police municipale ont été la cible d’un incendie volontaire. Selon les premiers éléments, plusieurs individus encagoulés auraient brisé une vitre avant de faire usage de mortiers d’artifice pour embraser le bâtiment. L’intervention rapide des sapeurs-pompiers a permis de limiter les dégâts aux murs noircis et d’éviter la propagation du feu aux habitations voisines.
Le préfet du Cher, Philippe Le Moing Surzur, a confirmé la nature délibérée de ces actes. Pour les autorités locales, ces attaques constituent une réponse directe au démantèlement récent d’un point de deal dans le secteur.
Le maire de Bourges, Yann Galut, lie ces violences aux efforts de sécurisation du quartier. L’élu a affirmé sa détermination à maintenir l’ouverture du poste de police municipale prévue pour le mois de mars, précisant que des travaux de réparation et un renforcement de la sécurité du site seraient entrepris.
« des individus ont vandalisé le poste de police municipale de Bourges-nord, sur le point d’ouvrir, en brisant la vitre arrière et en y jetant des engins incendiaires », a dénoncé sur Facebook le maire de Bourges Yann Galut (Divers gauche)
Cette situation intervient dans un climat politique local tendu à l’approche des élections municipales. Si Yann Galut assure que la présence républicaine ne reculera pas face au narcotrafic, ses opposants dénoncent une dégradation de la sécurité. Philippe Mercier, candidat de la droite et du centre, appelle à l’unité face aux violences, tandis que l’opposition représentée par la liste Rassemblement national fustige une gestion municipale jugée défaillante.