Un adjudant de gendarmerie âgé de 52 ans s’est donné la mort avec son arme de service, lundi 26 janvier au soir, à son domicile d’Éragny dans le Val-d’Oise. Le parquet a ouvert une enquête en recherche des causes de la mort.
Le militaire, affecté à la compagnie de gendarmerie départementale de Pontoise, a été découvert sans vie à son domicile en fin de journée. Selon des informations confirmées par une source militaire, cet adjudant était reconnu pour ses compétences professionnelles et bénéficiait d’une estime importante de la part de ses collègues. Les circonstances précises ayant conduit à ce geste ne sont pas encore formellement établies.
La justice a ordonné la pratique d’une autopsie pour compléter les premières constatations effectuées sur place. En parallèle de la procédure judiciaire, l’institution a mis en place un dispositif de soutien. Un psychologue clinicien a été dépêché dès mardi matin au sein de la compagnie de Pontoise pour accompagner les personnels touchés par ce décès.
Ce drame rappelle les dispositifs d’alerte existants au sein de la gendarmerie nationale, qui dispose d’un réseau d’accompagnement psychologique composé de 39 spécialistes. Les militaires peuvent également solliciter des assistants sociaux, des aumôniers ou les représentants de la concertation. À l’échelle nationale, le numéro de prévention du suicide, le 3114, reste accessible en permanence pour toute personne en situation de détresse.
Une ligne d’écoute dédiée est disponible pour les fonctionnaires de la police nationale en souffrance psychologique, victimes d’agressions ou de menaces.
Ligne d’écoute : 0800 95 00 17 (5h-23h)
Cellule de soutien psychologique : 0805 23 04 05 (24h/24)
Appels anonymes, confidentiels et gratuits.