En moins d’une semaine, deux hommes ont été abattus à Échirolles, près de Grenoble. Un jeune de 22 ans a succombé à ses blessures après une rixe devant un fast-food, quelques jours après la découverte d’un homme tué par balles dans le centre-ville. Les enquêtes se poursuivent dans un contexte de forte tension autour des trafics dans l’agglomération.
En moins d’une semaine, deux hommes ont été tués par balles à Échirolles, en périphérie de Grenoble. Dans la nuit de samedi à dimanche, un jeune homme de 22 ans est décédé après avoir été visé par plusieurs tirs alors qu’il quittait les lieux d’une rixe devant un fast-food. Quelques jours plus tôt, un homme d’une trentaine d’années avait été retrouvé mort sur la voie publique, touché par des balles, dans le centre de la commune.
Selon Le Dauphiné Libéré, le dernier drame est survenu samedi 6 décembre peu après 23 heures, à proximité du lycée Marie-Curie, avenue du 8-Mai-1945 à Échirolles. La victime, âgée de 22 ans, aurait été atteinte par au moins trois projectiles, notamment au niveau du flanc et du dos, tirés par un individu circulant à scooter après une bagarre impliquant plusieurs dizaines de personnes. Transporté en urgence à l’hôpital, le jeune homme est décédé dans la nuit.
Ce nouvel homicide intervient alors que les enquêteurs travaillent déjà sur un premier meurtre commis dans la même ville dans la nuit du 2 au 3 décembre. D’après Place Gre’net, un homme d’environ 30 ans a été retrouvé en arrêt cardio-respiratoire, atteint par deux balles, dans une rue proche du centre-ville, à côté d’une trottinette. Malgré l’intervention rapide des secours, il a été déclaré mort sur place. L’enquête a été confiée à la division de la criminalité organisée et spécialisée de Grenoble.
Ces deux homicides s’inscrivent dans une série de violences par armes à feu qui frappent l’agglomération grenobloise depuis plus d’un an et demi. Plusieurs fusillades, parfois en pleine rue, ont déjà fait de nombreux blessés, notamment des jeunes, sur fond de guerre de territoires liée au trafic de stupéfiants, comme l’ont documenté différents médias locaux et nationaux.
Pour l’heure, le parquet de Grenoble n’a pas confirmé de lien direct entre les deux dossiers, mais la chronologie des faits et le mode opératoire, marqué par une extrême violence, alimentent l’inquiétude des habitants comme des élus locaux. Les investigations se poursuivent pour identifier les auteurs, préciser les circonstances exactes des deux homicides et établir d’éventuelles connexions avec des règlements de comptes entre réseaux.