Un braquage a visé vendredi 19 décembre au matin l’entreprise Losange, à Besançon (Doubs). Un commando armé s’est introduit dans les locaux et a dérobé des métaux précieux avant de s’échapper. Pendant la fuite, les auteurs ont ouvert le feu sur un véhicule de police arrivé sur place. Aucun policier n’a été blessé, et les suspects étaient toujours recherchés en fin de matinée.
Selon les informations rapportées par L’Est Républicain, l’attaque s’est déroulée rue Marguerite Syamour, peu avant 7h30. Seize personnes se trouvaient dans l’établissement au moment de l’intrusion. Les assaillants, vêtus de noir, cagoulés et armés, ont tenu le personnel en joue avant de progresser dans les locaux. Des images de vidéosurveillance les montreraient agissant “avec calme et détermination”. D’après les mêmes informations, ils auraient utilisé un explosif pour accéder à des coffres, puis se seraient emparés de métaux précieux. Le montant du butin n’a pas été communiqué.
Des tirs sur la police pendant la fuite
Toujours d’après L’Est Républicain, au moment de quitter les lieux, les malfaiteurs se sont retrouvés face à un véhicule de police arrivant sur le parking. Ils ont alors tiré avec une arme longue “de type kalachnikov” en direction de la voiture. Un projectile aurait touché la carrosserie et un autre serait entré dans l’habitacle. Les policiers n’ont pas été touchés, les fonctionnaires étant alors à l’extérieur du véhicule. Un dispositif de recherches a été engagé pour retrouver les auteurs.
Le ministre de l’Intérieur Laurent Nuñez a réagi dans un message publié sur X, dénonçant une “violence débridée et criminelle” et indiquant qu’aucun blessé n’était à déplorer parmi les forces de l’ordre.
Une entreprise déjà ciblée en 2019 et 2025
L’Est Républicain rappelle que Losange avait déjà été visée en juin 2025 par une tentative avortée : des individus cagoulés et armés avaient été repérés à proximité, avant de prendre la fuite. Neuf personnes âgées de 19 à 24 ans avaient ensuite été interpellées, et des armes ainsi que des explosifs avaient été saisis, selon des éléments rapportés à l’époque.