Dans un entretien relayé par Paris Match et repris par son syndicat, le secrétaire général d’Alliance Police Nationale dresse un constat alarmant : manque d’effectifs et de matériel, hausse des violences contre les agents et justice lente. Il appelle à un “électrochoc” pour éviter, selon lui, l’effondrement du système. (mot-clé : crise police nationale).
Un syndicat alerte sur un système “à bout de souffle”
Dans une interview donnée à Paris Match, reprise sur le site d’Alliance et commentée par la presse spécialisée, Fabien Vanhemelryck affirme que la police nationale est “à bout de souffle” et risque de s’effondrer si rien n’est fait. Il met en cause, d’après ses propos, un décalage entre la montée de la délinquance et des effectifs qui n’auraient pas été redimensionnés depuis des décennies.
Moyens, matériel, effectifs – des constats chiffrés et contestables
Le syndicaliste avance des chiffres et des exemples pour étayer son diagnostic : “la délinquance a explosé de 400% depuis les années 60”, les gilets et le matériel seraient choisis par des “technocrates déconnectés”, et les budgets ne suivraient pas, selon ses déclarations reprises par Actu17. Ces éléments visent à illustrer, selon lui, une rupture entre les besoins du terrain et les choix politiques et logistiques.
Violences envers les policiers et sentiment d’impunité
Fabien Vanhemelryck dénonce aussi une hausse des agressions contre les agents et un traitement judiciaire qu’il juge insuffisant : d’après ses estimations citées dans l’entretien, les peines théoriques ne seraient pas appliquées et les condamnations effectives bien plus faibles que prévu. Ce constat nourrit son appel à un renforcement des sanctions et à une meilleure exécution des peines.
Immigration, centres de rétention et justice en crise
Le syndicat lie par ailleurs la situation policière à des difficultés sur la question des expulsions et des centres de rétention, citant des chiffres d’OQTF et d’expulsions effectives qui, selon le secrétaire général, montrent des capacités insuffisantes. Il termine sur un diagnostic judiciaire alarmant : trois millions de dossiers en souffrance et des outils informatiques obsolètes, toujours selon ses propos.