Quelques jours après le braquage puis un cambriolage, un agent de sécurité de 19 ans a reconnu avoir inventé une agression aux abords du musée du Président Jacques Chirac, à Sarran. Il a été condamné en CRPC à trois mois d’emprisonnement avec sursis probatoire de deux ans.
Selon le parquet de Tulle, le jeune vigile avait affirmé lundi avoir été pris à partie par plusieurs individus près du site, déclenchant des recherches. Les vérifications n’ont confirmé aucun fait. Placé en garde à vue pour dénonciation mensongère à une autorité ayant entraîné des recherches inutiles, il a été présenté mercredi puis condamné.
Un site déjà visé deux fois mi-octobre
Le 12 octobre, quatre personnes avaient été interpellées après un vol à main armée au musée, les auteurs présumés ayant menacé le personnel et emporté un fonds de caisse et au moins une montre de collection. Dans la nuit du 13 au 14 octobre, un second vol a visé un bâtiment, le butin étant estimé à près d’un million d’euros selon une source proche du dossier. Les enquêtes ont été confiées à la gendarmerie et aux services spécialisés.
Le cadre pénal de la « dénonciation d’infraction imaginaire ».
Le Code pénal punit le fait de dénoncer mensongèrement à une autorité des faits prétendument délictueux ayant exposé la justice à des recherches inutiles. Peine encourue: jusqu’à 6 mois de prison et 7 500 euros d’amende. Dans ce dossier, la sanction est assortie d’un sursis probatoire.
Ce que cela change pour la sécurité du musée
Le site, propriété du département de la Corrèze, présente environ 5 000 cadeaux diplomatiques offerts à Jacques Chirac entre 1995 et 2007. Depuis 2024, une Galerie présidentielle expose aussi des objets liés aux huit chefs de l’État de la Ve République. La succession de faits de mi-octobre devrait entraîner un réexamen des dispositifs de protection et des consignes aux entreprises de sûreté privées.