La cour criminelle du Rhône a condamné jeudi 11 décembre Laurent Moussière, 60 ans, ancien opérateur du Samu et bénévole de la Croix-Rouge, à 18 ans de réclusion pour des viols et des agressions sexuelles commis majoritairement sur des mineurs. La peine est assortie d’une période de sûreté des deux tiers et d’obligations de soins. Le verdict intervient après près de deux semaines d’audience.
Selon l’AFP, reprise par les Dernières Nouvelles d’Alsace, l’accusation le décrivait comme un prédateur ayant profité de ses fonctions pour approcher des adolescents. L’avocat général Vincent Auger avait requis 20 ans de prison en estimant qu’il fallait « empêcher de nuire le plus longtemps possible » l’intéressé. La cour a retenu 18 ans.
Le modus operandi décrit à l’audience fait état d’une approche de jeunes âgés d’environ 13 à 16 ans, souvent isolés et vulnérables, invités chez lui, où alcool et cannabis étaient proposés. L’instruction a recensé 38 victimes potentielles. En raison de la prescription et du temps écoulé, 21 cas ont été retenus par la justice, dont 15 mineurs de moins de 15 ans au moment des faits. Dans un dossier, l’accusé a été déclaré non coupable.
Avant que la cour ne se retire, Laurent Moussière a pris la parole pour dire sa « honte » et demander « pardon » aux victimes. Le Progrès rapporte cette déclaration, intervenue au terme des débats.
Au premier jour du procès, début décembre, il avait reconnu une large partie des faits, selon un compte rendu de l’AFP. Les faits s’échelonnent du début des années 1990 jusqu’à son arrestation en 2021.