Ce lundi 3 novembre, environ 70 agents ont manifesté à Rennes pour dénoncer la hausse des agressions dans les trains et les gares bretonnes, à l’appel de la CGT, la CFDT, l’Unsa et Sud Rail. Le trafic a été allégé, avec 7 TER sur 10 annoncés en circulation.
Depuis la rentrée, les syndicats accusent une montée des violences et pointent des trains parfois sans contrôleur. « Un train sans contrôleur, c’est une qualité de service pour les usagers en moins », résume un représentant CGT, qui réclame un filtrage des accès à la gare de Rennes et plus de moyens humains à bord.
Le 6 septembre, une contrôleuse a été violemment frappée à hauteur de Guipry-Messac lors d’une verbalisation. L’agresseuse présumée, positive à l’alcool et aux stupéfiants, a été placée en garde à vue. L’épisode reste un déclencheur de la mobilisation indique Le Télégramme.
Des chiffres qui inquiètent
Au niveau national, la SNCF recense « plus de 15 agents victimes d’atteintes chaque jour », dont 9 injures, 4 menaces et 2 violences volontaires en moyenne. En 2024, près de 6 000 actes ont été comptabilisés, dont environ 850 ayant entraîné un accident du travail.
Ce que réclament les grévistes
L’intersyndicale demande notamment un contrôleur par rame, le renforcement de la police ferroviaire, la généralisation de la vidéoprotection dans les gares et des filtrages systématiques aux heures sensibles à Rennes. « Depuis 2022, il y a une hausse des atteintes d’environ 50 % dans les gares et dans les trains… On souhaite plus de police ferroviaire pour assurer un filtrage », expose Envel Leclerc, conducteur CFDT.
La direction mise au défi
La direction régionale Ter Bretagne met en avant des mesures engagées ces derniers mois, comme la présence accrue d’équipes à bord et le recours à la vidéoprotection, mais les syndicats jugent ces réponses « très insuffisantes » et réclament des engagements chiffrés sur les effectifs et les dispositifs de sûreté. Une nouvelle réunion doit se tenir prochainement.