À Saint-Doulchard, dans le Cher, un garçon de 9 ans est mort après s’être accidentellement tiré une balle dans la tête en jouant avec un revolver chez des amis de ses parents. Enquête pour homicide involontaire, garde à vue du propriétaire de l’arme et rappel des règles de sécurisation des armes à feu: ce que l’on sait.
Un drame familial a viré à la tragédie à Saint-Doulchard, dans le Cher. Un garçon de 9 ans est décédé dans la nuit de samedi à dimanche, après s’être accidentellement tiré une balle dans la tête en manipulant un revolver au domicile d’un proche, où il se trouvait avec ses parents pour aider à un déménagement, indique le parquet de Bourges, cité par France 3 et France Bleu.
Les premiers éléments de l’enquête confirment le scénario d’un accident. Selon la procureure de la République, Céline Visiedo, l’arme – un revolver de calibre 22 long rifle – avait été placée dans une pièce annexe de l’appartement pour la mettre à l’écart. L’enfant l’aurait pourtant trouvée, prise en main et aurait appuyé sur la détente, ignorant qu’elle était chargée. France Bleu et plusieurs médias nationaux évoquent un tir unique, survenu alors que les adultes étaient occupés au déménagement.
Touché à la tête, le garçon a été pris en charge en urgence par les secours, puis héliporté vers l’hôpital pédiatrique Clocheville à Tours dans un état critique. Samedi soir, son pronostic vital était engagé, rappellent France Bleu et France 3. Il est finalement décédé des suites de ses blessures dans la nuit, malgré la prise en charge spécialisée.
Sur le plan judiciaire, le propriétaire de l’arme, un homme de 56 ans, a été placé en garde à vue. L’enquête, ouverte d’abord pour blessures involontaires, doit être requalifiée pour homicide involontaire après le décès de l’enfant, a précisé la procureure. L’homme est déjà connu des services de police et de justice pour des faits liés à la détention d’armes. Le parquet indique que les investigations se poursuivent pour vérifier la régularité de l’ensemble de ses détentions et les conditions concrètes de stockage de ce revolver.
Au-delà de ce dossier, ce drame renvoie au risque des accidents domestiques impliquant des armes à feu. Le ministère de l’Intérieur rappelle que les accidents de la vie courante causent chaque année environ 20 000 décès en France, et qu’ils touchent particulièrement les enfants et les personnes âgées. Un guide de prévention publié en 2025 par le département de l’Eure consacre un chapitre spécifique aux armes à feu, en rappelant des règles simples: ranger les armes dans un endroit inaccessible aux enfants, les conserver déchargées, installer un système de sécurité fermé à clé et stocker les munitions séparément.
Le parquet de Bourges a confié les investigations aux services de police, afin de préciser le déroulé exact des faits, le respect ou non des règles de stockage des armes et les responsabilités pénales du détenteur. La commune de Saint-Doulchard, en périphérie de Bourges, est sous le choc. Le maire, déjà interrogé par la presse locale au moment où l’enfant était encore hospitalisé, avait exprimé son soutien à la famille. C’est désormais à la justice de déterminer les suites à donner à ce dossier, sur fond de deuil et de traumatisme pour l’entourage de la victime. Wikipédia+1