Cinq personnes ont été interpellées le 20 janvier dernier à Dijon, suspectées d’être impliquées dans l’incendie du collège Champollion survenu en décembre 2025. Selon les premiers éléments de l’enquête, cet acte criminel serait une mesure de représailles face aux récentes opérations de lutte contre le narcotrafic menées dans le quartier des Grésilles confirme la police nationale.
L’enquête, pilotée par la direction départementale de la police nationale de la Côte-d’Or, a mobilisé les spécialistes de la division de la criminalité territoriale (DCT) et de la police technique et scientifique. L’exploitation des dispositifs de vidéosurveillance urbaine ainsi que des prélèvements ADN ont permis d’identifier rapidement les suspects. Dans la nuit du 12 au 13 décembre 2025, le collège avait subi des dégâts matériels importants suite à un départ de feu volontaire.
L’opération de police, déclenchée au matin du 20 janvier, a nécessité l’engagement d’une cinquantaine de fonctionnaires issus de la brigade de recherche et d’intervention (BRI), de la brigade anti-criminalité (BAC) et de la brigade cynophile. Quatre mineurs, âgés de 15 à 17 ans et déjà connus des services de la justice, ainsi qu’une femme de 27 ans ont été appréhendés lors de cette intervention simultanée.
Selon les informations communiquées par le parquet de Dijon, les quatre mineurs ont reconnu leur participation aux faits durant leur garde à vue. Ils ont déclaré avoir été recrutés et rémunérés par le biais de réseaux sociaux pour cibler des bâtiments publics. Une liste d’objectifs potentiels leur aurait été fournie. La femme de 27 ans, dont l’ADN a été identifié sur les lieux, n’a pas apporté d’explications sur sa présence lors du sinistre.
À l’issue des gardes à vue, la femme de 27 ans a été mise en examen pour association de malfaiteurs et placée sous contrôle judiciaire. Les quatre mineurs ont été présentés à un juge d’instruction. Le parquet a requis leur mise en examen pour destruction par incendie en bande organisée et a sollicité leur placement en détention provisoire. Cette affaire souligne l’agressivité des réseaux criminels face à la pression exercée par les services de l’État dans les quartiers prioritaires..
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