Disparu dans la nuit d’Halloween à Lyon, Flynn, étudiant autrichien de 19 ans à l’EM Lyon, a été retrouvé mort le 13 novembre dans le Rhône, à Oullins-Pierre-Bénite. Le parquet de Lyon privilégie la piste d’un accident, aucune trace de violences ni intervention d’un tiers n’ayant été constatée.
Porté disparu depuis la nuit du 30 au 31 octobre, Flynn, étudiant autrichien de 19 ans inscrit à l’EM Lyon, a été retrouvé mort près de Lyon. Selon Le Progrès, le jeune homme avait été vu pour la dernière fois dans le quartier de la Confluence, où il participait à une soirée Halloween avec des amis, à proximité des discothèques Le Azar et Le Sucre.
D’après ses proches, il avait consommé de l’alcool au cours de la soirée avant de s’éloigner du groupe pour satisfaire un besoin naturel, sans jamais revenir.
Très vite, la disparition a été qualifiée d’inquiétante et un appel à témoins a été lancé par la police nationale. Les amis et la famille ont relayé massivement des avis de recherche sur les réseaux sociaux.
La famille, venue d’Autriche, a aussi fait appel à des moyens privés pour tenter de le retrouver: maître-chien, drone, bateau, enquêteurs spécialisés, financés en partie par une cagnotte en ligne qui a recueilli plusieurs dizaines de milliers d’euros.
Pendant quinze jours, les recherches se sont concentrées sur les abords de la Saône et du Rhône, là où le jeune homme avait été localisé pour la dernière fois.
Un corps repêché dans le Rhône à Oullins-Pierre-Bénite
Jeudi 13 novembre, un corps a finalement été aperçu dans l’eau au sud de Lyon, à hauteur d’Oullins-Pierre-Bénite, au niveau du barrage entre le Rhône et l’Yzeron. Selon Le Progrès, les sapeurs-pompiers du Rhône ont dû dégager le corps, coincé dans des branches, avant de pouvoir le remonter.
Le parquet de Lyon a ensuite confirmé qu’il s’agissait de Flynn, en s’appuyant sur les vêtements et les papiers d’identité retrouvés sur lui.
TF1 Info précise que la dépouille a été localisée “dans l’eau à hauteur du barrage entre le Rhône et l’Yzeron”, dans le périmètre où des moyens nautiques avaient déjà été engagés. France 3 Auvergne-Rhône-Alpes, citée par plusieurs médias, confirme que la découverte est intervenue en début d’après-midi, après près de deux semaines de recherches intenses.
La commune d’Oullins-Pierre-Bénite, récemment créée par fusion, est située en aval de Lyon, ce qui explique que le corps ait pu dériver depuis le secteur de la Confluence où l’étudiant avait été vu pour la dernière fois.
Accident probable, mais enquête encore en cours
Le parquet de Lyon indique qu’”aucune lésion n’a été découverte et aucun élément, en l’état, ne laisse craindre l’intervention d’un tiers”. Une autopsie a été ordonnée pour préciser les causes exactes du décès, mais la thèse d’une chute accidentelle dans la Saône, puis d’une dérive vers le Rhône, est privilégiée par les enquêteurs.
Selon Le Dauphiné et La Dépêche, l’étudiant avait consommé de l’alcool et s’était brièvement éloigné de son groupe avant de disparaître, ce qui renforce l’hypothèse d’un accident au bord de l’eau en pleine nuit.
Plusieurs médias rappellent que le courant est puissant dans ce secteur, notamment lors des épisodes de pluie, et qu’une chute passée inaperçue peut avoir des conséquences immédiates.
À ce stade, aucune information ne fait état d’une agression ou d’un conflit, et les autorités judiciaires insistent sur le fait que l’enquête se poursuit pour confirmer ou infirmer définitivement la piste de l’accident.
Une disparition qui interroge la prévention autour des soirées étudiantes
Cette affaire relance les questions de sécurité autour des grandes soirées étudiantes organisées sur les quais et dans les clubs du quartier de la Confluence. Plusieurs syndicats étudiants et associations de prévention rappellent régulièrement le risque de chutes accidentelles à proximité des cours d’eau, surtout de nuit et en contexte festif.
Dans de précédents dossiers, les autorités locales avaient déjà insisté sur la nécessité de mieux baliser certains cheminements, de renforcer l’éclairage et de rappeler les consignes de prudence aux abords des fleuves.
Du côté des écoles et universités, les campagnes de sensibilisation portent souvent sur l’alcool, le consentement ou les violences sexuelles, mais plus rarement sur les dangers concrets liés à l’environnement urbain, comme les berges non protégées.
Les proches de Flynn, qui s’étaient fortement mobilisés pour le retrouver, demandent désormais des réponses claires sur le déroulé de la nuit et sur les moyens mis en place pour sécuriser les zones festives.
Sans préjuger des conclusions de l’enquête, le drame d’Oullins-Pierre-Bénite pourrait inciter les acteurs locaux – Ville, Métropole, établissements d’enseignement supérieur – à revoir leurs messages de prévention auprès des étudiants qui fréquentent en masse les soirées d’Halloween et les grands événements festifs.
Crédit photo : VB / Bleu Direct