À Rouen, quatre hommes ont été interpellés pour un trafic d’armes et de drogue. Les perquisitions ont permis de saisir 10 kilos de stupéfiants, des armes et plus de 100 000 euros.
Une enquête de plusieurs mois a abouti, mardi 4 novembre 2025, à l’interpellation de quatre hommes à Rouen et dans son agglomération. Selon France Bleu Normandie, ils sont soupçonnés d’animer un trafic mêlant stupéfiants et armes, démantelé après la découverte d’une voiture volée.
D’une voiture volée à la découverte d’un réseau
Tout part d’un simple contrôle de police autour d’un véhicule signalé volé. D’après les informations d’Ici Normandie, ce point de départ va orienter les enquêteurs de la division de la criminalité territoriale vers un trafic plus structuré, actif sur Rouen et plusieurs communes de la métropole.
Au fil des surveillances, des filatures et de l’exploitation des données téléphoniques, les policiers établissent des allers-retours fréquents, des rendez-vous récurrents et des comportements typiques d’un réseau de revente. Les investigations débouchent finalement sur une opération coordonnée le 4 novembre, avec interpellations simultanées des quatre suspects.
Drogue, armes et argent liquide lors des perquisitions
Les perquisitions menées le même jour donnent la mesure du dossier. Selon France Bleu Normandie, les policiers mettent la main sur près de 10 kilos de produits stupéfiants, principalement de la cocaïne, de l’ecstasy et du cannabis.
Dans les logements utilisés par le groupe, les enquêteurs découvrent aussi une dizaine d’armes, de poing et d’épaule. Paris Normandie évoque des armes susceptibles d’être destinées à sécuriser les transactions ou à alimenter d’autres circuits criminels, un classique des trafics mêlant stupéfiants et armement.
Plus de 100 000 euros en liquide sont également saisis. Une partie importante de cette somme, selon plusieurs sources locales, était dissimulée chez un membre de la famille de l’un des suspects, signe d’une volonté de disperser l’argent du trafic pour le soustraire aux recherches.
Des logements Airbnb au service du trafic
Autre élément marquant du dossier : le mode d’hébergement. Toujours d’après France Bleu Normandie, les quatre suspects vivaient dans des logements loués via Airbnb, certains en plein centre-ville de Rouen.
Ce recours à des locations de courte durée, déjà observé dans d’autres affaires de stupéfiants, permet de limiter les traces administratives, de changer régulièrement de point de chute et de compliquer les surveillances de voisinage. Les appartements servent à la fois de lieux de stockage, de préparation des doses et de bases logistiques pour les rendez-vous.
Les suspects en garde à vue, une information judiciaire ouverte
Les quatre individus interpellés ont été placés en garde à vue. Selon France Bleu et Paris Normandie, l’enquête se poursuit désormais sous la direction d’un juge d’instruction, ce qui laisse présager des investigations prolongées, notamment sur l’origine des armes, les circuits d’approvisionnement en stupéfiants et la destination finale des sommes saisies.
Les auditions devront aussi établir le rôle précis de chacun au sein du réseau présumé, de la logistique à la revente, et éventuellement remonter vers d’éventuels donneurs d’ordre. En attendant, cette opération illustre une nouvelle fois la volonté des services d’enquêtes de cibler non seulement la drogue, mais aussi l’arsenal et les liquidités qui alimentent les trafics dans l’agglomération rouennaise.