Le pénaliste lyonnais David Metaxas a été placé en garde à vue à Chambéry dans une information judiciaire pour viols et agressions sexuelles, après des plaintes d’anciennes stagiaires.
L’avocat pénaliste lyonnais David Metaxas a été placé en garde à vue lundi 17 novembre dans le cadre d’une information judiciaire ouverte pour viols, viols aggravés et agressions sexuelles. L’enquête, confiée à un juge d’instruction de Chambéry, fait suite à plusieurs plaintes visant le célèbre avocat, figure bien connue des dossiers de grand banditisme. Selon le parquet de Chambéry, il était entendu par les enquêteurs depuis le lundi matin.
Un pénaliste lyonnais entendu pour des faits graves
D’après les informations du Progrès, confirmées par le parquet, les accusations émanent d’anciennes stagiaires passées par le cabinet de David Metaxas. Elles dénoncent des faits de viols et d’agressions sexuelles qui auraient été commis dans un cadre professionnel.
L’information judiciaire ouverte à Chambéry vise précisément des faits de viols, viols aggravés et agressions sexuelles. Le procureur de la République, Xavier Sicot, a confirmé la garde à vue mais n’a pas livré davantage d’éléments sur le nombre de plaignantes, la période visée ou le détail des faits reprochés, en raison du secret de l’instruction et de la sensibilité du dossier.
Selon plusieurs médias nationaux, David Metaxas est défendu par l’avocat Alain Jakubowicz, lui aussi figure du barreau, qui n’avait pas réagi aux sollicitations de la presse dans la journée de lundi. A ce stade, la position de la défense sur les accusations n’est pas connue publiquement.
Comme pour toute procédure pénale, l’avocat lyonnais bénéficie de la présomption d’innocence tant qu’aucune condamnation n’a été prononcée.
Un procès d’assises renvoyé en son absence
Cette garde à vue a eu une conséquence immédiate sur un dossier criminel en cours. Lundi matin, un procès pour assassinat devant la cour d’assises du Vaucluse, à Avignon, a dû être renvoyé. David Metaxas y assurait la défense de l’accusé mais ne s’est pas présenté à l’audience. La cour a évoqué des “raisons insurmontables” pour justifier ce report, sans mentionner publiquement sa garde à vue.
Selon Vaucluse Matin et les médias régionaux, ce report est intervenu alors que les jurés et les parties civiles étaient déjà présents, illustrant l’effet immédiat de cette affaire sur l’activité judiciaire à laquelle l’avocat participe habituellement.
Une nouvelle affaire sensible dans le monde des avocats
Cette affaire survient dans un contexte où plusieurs avocats médiatiques ont été mis en cause ces dernières années pour des accusations de violences sexuelles, ce qui alimente un débat interne à la profession sur la prévention, le signalement et le traitement de ce type de faits.
Pour l’heure, l’enquête à Chambéry doit encore établir la réalité des faits reprochés et évaluer si la garde à vue débouchera sur une éventuelle mise en examen ou sur une remise en liberté sans poursuites. Le parquet et le juge d’instruction devront également mesurer les conséquences disciplinaires potentielles, le cas échéant, vis-à-vis du barreau de Lyon, qui n’a pas encore communiqué publiquement sur le dossier.
Dans l’attente des suites judiciaires, ce nouvel épisode vient bousculer un peu plus l’image d’un pénaliste lyonnais habitué aux affaires très médiatisées, qui se retrouve cette fois au centre de la procédure.
Crédit photo : David METAXAS