À Istres, près de Marseille, neuf policiers ont été légèrement blessés par des jets de projectiles en intervenant sur une rave party non déclarée installée sur le parking de la salle de spectacles L’Usine. Près de 1 000 participants étaient attendus. Les forces de l’ordre ont empêché la tenue de la fête, procédé à des interpellations et saisi du matériel, tandis que le ministre de l’Intérieur Laurent Nuñez promet une “tolérance zéro” pour les rassemblements musicaux illégaux.
À Istres, la nuit de samedi à dimanche a tourné à l’affrontement entre les forces de l’ordre et des participants à une rave party non déclarée. Sur le parking de la salle de spectacles L’Usine, près de la base aérienne, des projectiles ont visé les fonctionnaires de police venus empêcher l’installation de la fête. Neuf policiers ont été légèrement blessés et plusieurs véhicules de police ont été endommagés, indiquent les services de la préfète de police déléguée des Bouches du Rhône, cités par Maritima et actu Orange.
Selon ces mêmes sources, les organisateurs cherchaient depuis jeudi un site pour installer leur rassemblement. Ils avaient déjà été mis en échec au nord de Marseille, puis dans la région d’Arles, après l’intervention de la gendarmerie. Samedi soir, ils ont finalement convergé vers Istres. Initialement, près de 1 000 personnes, soit environ 300 véhicules, se seraient rassemblées autour de ce projet de rave party, d’après une source policière citée par Valeurs actuelles et Le Figaro.
Une fois le dispositif policier déployé, les forces de l’ordre ont empêché l’installation complète du matériel de sonorisation. Les autorités précisent que les participants ont mis un peu de musique sur le parking, mais que la rave party “à proprement parler” ne s’est pas tenue. Le rassemblement a été encerclé, puis progressivement dispersé. Maritima indique que deux personnes ont été interpellées, dont un organisateur présumé, et que du matériel de sonorisation a été saisi.
Dans un communiqué, la ville d’Istres dénonce une “fête non déclarée et organisée illégalement” sur le parking de l’Usine et évoque des “nuisances sonores” importantes pour le voisinage. La municipalité explique que la police municipale est intervenue aux côtés de la police nationale et d’une brigade de CRS dépêchée depuis Marseille pour sécuriser le site et procéder à son évacuation.
Le ministre de l’Intérieur, Laurent Nuñez, a réaffirmé une ligne de fermeté sur ces rassemblements. Interrogé sur BFMTV, il déclare ne pas vouloir tolérer “les rassemblements musicaux illégaux” et assure qu’il continuera à s’y opposer “avec beaucoup de fermeté”, comme ses prédécesseurs. Les participants s’exposent à des verbalisations et à la confiscation de leur matériel, rappellent les services de la préfète de police déléguée.
Dans le contexte des tensions récurrentes autour des free parties et rave parties non autorisées, l’épisode d’Istres illustre la volonté des autorités de sécuriser les sites sensibles, en particulier à proximité d’installations stratégiques comme la base aérienne, tout en rappelant le cadre légal qui encadre ce type de rassemblement.